Les causes fondamentales de la crise du système financier mondial
Les causes fondamentales de la crise du système financier mondial :
Le diagnostic de la crise est susceptible de donner accès à une cure saine. Le fait de souligner les grandes lignes du problème de façon objective et modérée constitue déjà une partie de la solution.
Les experts de l’économie mondiale, dont certains ont obtenu dans le passé, le prix Nobel, tel que Maurice Ailey, affirment que : « le système économique du régime capitaliste est fondé sur des concepts et normes susceptibles d’être à la base de son propre effondrement au cas où ils ne sont pas traités dans l'immédiat et réglés de façon appropriée. »
D’autre part, nombreux sont les experts en économie qui ont avancé que le nouveau système économique mondial repose sur des principes qui le mèneront infailliblement à la chute.
Parmi les raisons de cette crise, ils ont cité :
1- La propagation de la corruption économique, tels que l’exploitation abusive, le mensonge, la diffamation, la fraude, le vol, le monopole, les opérations fictives, qui sont des pratiques engendrant l’injustice. En d'autres termes, les pauvres, les nécessiteux et les débiteurs seront sujets à la tyrannie des propriétaires de biens parmi les détenteurs de capitaux et les créditeurs. Ce qui alimentera la grogne chez les oppressés lorsqu’ils ne pourront plus supporter le despotisme ; et le mécontentement chez les débiteurs. De surcroît, lorsque les débiteurs se trouveront incapables de régler leurs dettes et leurs emprunts, l’ordre social sera affecté.
2- C’est désormais la matière qui prédomine, les oppresseurs s’en servent comme d’une arme. C'est elle qui guide la politique et permet de prendre les décisions au niveau du monde ; l’argent est d’ores et déjà l’idole des matérialistes.
3- Le système bancaire à base d’intérêt usuraire est fondé sur le système des intérêts dans toutes ses opérations, de dépôt ou de retrait. Il opère à partir du commerce des prêts, que ce soit pour l’achat, la vente ou le négoce. Toute hausse du taux d’intérêt sur les dépôts entraîne une hausse du taux d’intérêt sur les prêts octroyés aux individus et aux entreprises ; les seuls bénéficiaires en seront bien évidemment, les banques, et les intermédiaires ; alors que le fardeau et la tyrannie incombent aux débiteurs qui reçoivent les emprunts pour des fins de consommation ou de production. Certains économistes affirment que le développement réel et le bon emploi des facteurs de production ne peuvent se réaliser que lorsque le taux d’intérêt équivaudra à zéro. C’est bien ce qu’a souligné Adam Smith, le père des économistes (ainsi que ces derniers le surnomment) ; ils pensent que le substitut serait dans le système de répartition du gain et de la perte, système susceptible d’assurer la stabilité et la sécurité. Ils ont même ajouté que le système des intérêts conduit inéluctablement à la concentration des fonds chez une minorité qui aura mainmise sur les richesses.
4- Le système financier et bancaire traditionnel est fondé sur un système de planification des dettes conformément à un taux d’intérêt qui va croissant ; ou un système de substitution d’un prêt échu par un nouveau prêt en marquant un taux d’intérêt encore plus élevé, ainsi que disaient les usuriers de l’ère préislamique : « tu paies ta dette d’emblée ou tu préfères l’usure ? ». Ceci ne fait qu’infliger de nouvelles charges au débiteur qui a failli auparavant à rembourser sa première dette en raison du taux d’intérêt élevé.
5- Le système financier mondial et le système boursier sont établis sur le système des dérivés financiers lesquels sont fondamentalement basés sur des opérations fictives n’entraînant ni échanges réels de biens ni services. Ce ne sont que des jeux de hasard qui se basent sur la chance et le destin. Pis encore, la majorité de ces dérivés financiers sont établis à partir de crédits issus des banques sous forme de prêts. Mais lorsque le cours des évènements s'annonce défavorable, tout s'écroule et la crise financière advient tout naturellement.
6- La mauvaise conduite des institutions financières intermédiaires qui leurrent ceux qui ont un besoin impérieux d’emprunter ; elles usent de subterfuges en vue de les tenter et de les pousser à emprunter des institutions financières ; en cas de risque éventuel, ils requièrent des chiffres fabuleux qui leur servent de commission. Seul, le débiteur sans défense doit subir les effets désastreux de cette manœuvre ; c’est bel et bien ce qui est arrivé et qui a conduit tout droit à la crise.
7- L’emploi abusif et généralisé du système de carte de crédit sans provision (où le retrait se fait à découvert, sans avoir de fonds pour régler comptant), est apte à charger la personne en question de frais considérables ; lorsque le débiteur ne peut rembourser la totalité de ses engagements, il sera l’objet d’une évolution défavorable des taux d'intérêts, jusqu’à se voir séquestré personnellement ou bien jusqu’à trouver sa maison ou sa voiture hypothéquées. Un grand nombre de porteurs de cette carte ont été exposés à pareille prise de caution qui a abouti à un déséquilibre budgétaire au sein de leur foyer et a causé la crise dans certaines banques à usure.
Source: http://www.rasoulallah.net/subject_fr.asp?hit=1&lang=ar&parent_id=350&sub_id=6924